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Green Supply Chain : l’empreinte carbone du transport

Le transport représente le premier poste d’émission de CO₂ dans la supply chain, mais aussi l’un des plus grands leviers de performance durable. Longtemps perçue comme une contrainte administrative ou un exercice RSE, la mesure de l’empreinte carbone évolue aujourd’hui vers un outil de pilotage stratégique.

Dans un contexte de pression réglementaire, de hausse des coûts énergétiques et d’exigences clients accrues, la donnée carbone devient un indicateur logistique à part entière. Mais mesurer ne suffit plus.

L’enjeu pour les acteurs de la supply chain : passer du diagnostic à l’action, en s’appuyant sur des données fiables, contextualisées et exploitables. Comment construire une mesure pertinente ? Quels paramètres prioriser ? Et surtout, comment transformer la connaissance carbone en véritable moteur d’optimisation transport ?

Vers la Green Supply Chain : pourquoi mesurer ne suffit plus ?

L’empreinte carbone comme levier de performance

Le transport représente près de 30 % des émissions de gaz à effet de serre en Europe, avec une majorité issue du transport routier. Derrière cette moyenne se cachent des marges de progrès considérables — selon les distances, la mutualisation, le choix des modes ou la coordination entre partenaires.

Une mesure carbone structurée ne se limite pas à un reporting réglementaire : elle devient un levier de pilotage au même titre que les coûts, les délais ou la qualité de service dans une Green Supply Chain performante.

Des exigences croissantes, internes comme externes

Les nouvelles réglementations (CSRD, taxonomie verte, ETS2) imposent une traçabilité renforcée des émissions, notamment de scope 3, souvent majoritaires dans les flux externalisés.

En parallèle, les clients et distributeurs exigent des engagements mesurables et audités. La performance carbone devient un critère de compétitivité, un atout pour les entreprises capables de démontrer leur maîtrise.

Structurer une mesure carbone crédible et exploitable

La mesure de l’empreinte carbone est un exercice multidimensionnel ; les paramètres qui suivent illustrent quelques-uns des leviers essentiels à une évaluation fiable et opérationnelle au service d’une Green Supply Chain.

Les facteurs d’émissions : convertir la réalité en CO₂

Le calcul s’appuie sur des facteurs d’émissions reconnus, traduisant les caractéristiques des véhicules, carburants, itinéraires et conditions d’exploitation (urbaine, autoroute, mixte).

Ces coefficients, issus de référentiels comme la Base Carbone ou le GLEC Framework, doivent être actualisés et contextualisés pour refléter fidèlement les réalités opérationnelles.

Le taux de remplissage : levier logistique sous-estimé

Un camion partiellement chargé ou un retour à vide dégrade fortement la performance carbone. Le taux de chargement effectif est donc un critère clé à suivre et à améliorer.

Des solutions comme OCS vmi, qui optimisent les approvisionnements en anticipant les volumes et en mutualisant les flux, contribuent à lisser les opérations, à améliorer le taux de remplissage des moyens de transport, et à renforcer in fine la performance carbone globale.

La distance réellement parcourue : du planifié au réel

Il est essentiel de mesurer non pas la distance théorique, mais celle réellement effectuée, en tenant compte des détours, retours à vide ou séquences sous-optimales.

Au-delà du suivi, la clé réside dans la planification intelligente : des outils comme Click&Track tms permettent d’optimiser les tournées — multipick, multi-drop, mutualisation par zone — afin de réduire les kilomètres parcourus et d’améliorer le rendement carbone global.

Le périmètre d’analyse : scopes 1, 2 et 3

Le périmètre d’analyse détermine la portée de la mesure :

  • Scope 1 : émissions directes de la flotte propre ;
  • Scope 2 : consommation énergétique indirecte ;
  • Scope 3 : flux externalisés, généralement majoritaires en transport.

Le scope 3 représente la vision la plus complète de l’impact carbone, mais exige une coopération étroite avec les transporteurs et des outils capables de consolider la donnée de bout en bout.

Green Supply Chain : leviers pour agir concrètement

Une fois la mesure structurée, l’objectif est de transformer la donnée en action. Les leviers sont multiples, complémentaires et hiérarchisables selon les priorités de chaque entreprise.

Mutualiser les flux et lisser les opérations

Le pooling logistique, entre filiales ou entre entreprises partenaires, permet d’augmenter les taux de chargement et de réduire les trajets à vide.

Des plateformes collaboratives comme Click&Track tms facilitent la coordination de ces flux mutualisés, avec des gains mesurables en émissions de CO₂ comme en coûts d’exploitation.

Optimiser les plans de transport avec des critères environnementaux

Intégrer la donnée carbone dans la sélection des transporteurs ou l’affectation des services permet de bâtir un plan de transport plus vertueux.

Des solutions telles que Transware peuvent intégrer ces critères environnementaux dans leurs algorithmes d’optimisation, favorisant les prestataires les plus performants sur le plan environnemental sans compromettre la qualité de service.

Explorer des modes alternatifs et solutions décarbonées

Le recours au transport combiné (rail-route, fluvial) ou aux livraisons électriques en zones denses représente un levier durable. Encore faut-il piloter cette complexité multimodale : suivi, planification, anticipation et flexibilité sont indispensables pour concrétiser la réduction d’impact.

Faire du carbone un indicateur logistique

L’empreinte carbone n’est plus une donnée périphérique : elle devient un indicateur stratégique au cœur du pilotage logistique.

Pour progresser, les entreprises doivent :

  • disposer d’une mesure fiable et contextualisée ;
  • activer des leviers concrets via des outils collaboratifs ;
  • intégrer la dimension carbone dans leurs arbitrages quotidiens.

Les solutions comme OCS vmi, Click&Track tms ou Transware ne sont pas des réponses isolées, mais des briques cohérentes d’un écosystème plus large de performance durable.

Car la véritable transformation ne repose pas seulement sur la réduction des émissions, mais sur la capacité à faire du carbone un indicateur de pilotage aussi naturel que le coût ou le délai, une révolution culturelle autant que technologique.


Sources

  • European Environment Agency – Greenhouse gas emissions from transport, 2024
  • Transport & Environment – State of European Transport 2024
  • McKinsey & Company – Decarbonizing logistics: charting the path ahead, 2024
  • World Economic Forum – Intelligent Transport, a Greener Future, 2025
  • ScienceDirect – Urban freight pooling and emission reduction: simulation study, 2025